Je me sens isolée. De tout. Des gens. Du monde. Jusqu'au pétale de fleur près.
Je ne suis pas ici. C'est ce que je ressens aujourd'hui. Et je déteste écrire pour ressembler à ces discours d'adolescents désabusés et nihilistes. J'essaie simplement d'écrire...
Je ne sais pas parler et je n'y arrive pas. Dans le sens où, bien que je veuille m'exprimer je n'y parviendrai pas - malgré mes efforts - parce que je ne sais plus ce que je dis, et j'ai du mal à repérer le sens du vrai.
Je ne sais pas non plus ce que j'essaie de faire au travers ces messages. Parler ? Extérioriser ? Je ne veux certainement pas me faire plaindre. J'ai peur de parler... Je serai comme une fleur dont les pics s'effritent contre tout ce qui l'entoure, même la soie.
J'essaie de comprendre ce que je fais et de trouver un sens à ce que je pense. Plus rien n'a de valeur pour moi aujourd'hui. Je suis à jeter.
Finalement, je ne sais pas parler, parce que je n'entends que ce que je dis, malgré moi. Et pour savoir parler, il faut savoir écouter. J'entends, mais je n'arrive pas à écouter parce que je ne comprends pas ce que j'entends. J'entends car les seuls mots qui me viennent sont sortis de contexte et qu'il n'ont plus de sens. Est-ce qu'au moins j'ai su écouter un jour ? Ce que l'on me dit m'est intelligible et je n'y vois pas le sens caché derrière ces mots... Et il en est de même pour mes mots.
Je ne sais donc même pas pourquoi je parle, qu'est-ce que j'en sors, quel est le but de la parole ni qui en sont les destinataires. Je ne saurai pas même, de tout manière , entendre les réponses à mes questions. Parce que je suis loin de tout. Loin des mots, loin du monde et de la vie qui nous mène chaque jour sans que nous puissions la mener nous-même. Parce que je n'arrive plus à voir ce qu'il y a dans les paroles des gens : ce qu'il y a dans leur cœur.
Encore une fois, je me perds, comme si je n'étais plus qu'une âme dans un monde de vivants. Mais je connais cette sensation, c'est toujours aussi angoissant au début. Mais je m'y fais. J'ai toujours peur, mais je sais de quoi j'ai peur : je ne sais pas où aller, je ne sais pas quoi faire, quoi dire, quoi penser, quoi comprendre...
Et je me redemande - comme il y a longtemps - "Qui je suis ?"
Je sais juste que je suis plus forte et que ce qu'il y a et tremble à l'intérieur de moi , c'est MOI. Mais je me sens comme du noir parmi le blanc, comme du blanc parmi le noir. Où es ma place ? Et à quoi je correspond ?
J'ai peur de tout, et peur de parler. Je suis taciturne car tout ce qui est expression me terrorise. Je ne suis qu'un spectateur malgré moi. Que je me sente âme ou corps, j'ai toujours l'impression de voir les choses filer sous doigts et de les perdre sans même pouvoir les toucher et donc les retenir. Comme si j'étais du vent. Tout me passe au travers, les gens ne peuvent m'atteindre et je pleure pour dénier avoir un regard et me dire que je ne suis pas dans un autre monde où personne ne peut me voir, me sentir, me toucher, m'entendre... Alors je ne me relie plus - et ce n'est pas mon envie - à tout ce qui m'entoure, et les rares choses qui m'y ramènent, disparaissent un jour ou l'autre. Comme aujourd'hui.
Je semble entre la vie et la mort mais fataliste : quelqu'un me sortira de ce monde isolé duquel je ne peux sortir sans le regard de quelqu'un : "Je te vois. Pourquoi dis-tu que tu n'existes pas ? Je peux te toucher. Pourquoi dis-tu que tu n'appartiens pas à ce monde. Je t'entends, pourquoi dis-tu que tu es isolée ? " Ce regard viendra ou ne viendra pas. Je ne connais que trop bien ce passage. Je suis toujours enfermée dans un monde que je ne peux toucher et dont je ne peux m'échapper. Alors je finis par croire que ma place est bien là : entre tout, entre rien. Je n'existe que lorsqu'on le désire parce que je n'ai jamais su comment exister pour moi, et que c'est ma seule porte vers le monde.
Je n'ai jamais su exister pour moi parce que je vis pour les autres. J'ai toujours vécue comme ça et maintenant c'est en moi - moi seule vivre pour moi seule et le résultat d'une équation nul -. Et lorsque les autres se passent de moi, et qu'alors il n'y a plus rien ni personne, je n'existe plus. Parce que je n'étais là que pour vivre pour les autres et leur apporter ce dont ils avaient BESOIN voir envie. A pousser ce raisonnement plus loin, si tout le monde me tourne le dos ou n'a plus besoin de moi, si tout le monde s'éloigne, je n'ai plus de raison de rester. J'irai ailleurs et s'il n'y a nul part où une conscience peut me sentir exister, le suicide est un genre de recyclage, d'absolution et de délivrance (surtout). Parce que je vis enchaînée à ceux pour qui je vis, jusqu'à ce qu'ils ne me désirent plus. Alors comme un objet, si personne ne le reprends, il finira jeté et oublié et détruit... Je vis comme ça auprès des gens. Même enchaînée, je me sens vivre, et ce uniquement à leur côté. Sans eux, je ne vaux rien et je suis inutile. J'ai une place d'accessoire, de jouet, de poupée. Et je crois que chacun à une place. Celle-ci est celle dans laquelle je suis enracinée.
J'ai mal lorsque je vois les choses se détruire ou partir, il en est de même pour les gens...
Où sont passés ces gens que je croyais amis et capables de se faire une propre opinion sans se laisser influencer ? Et ces gens que j'essaie tant bien que mal, mais en vain de comprendre et qui m'inquiètent mais qui ne voient que de la mauvaise volonté en moi ? Ces gens que j'ai aidé, aimé et pour qui j'ai beaucoup sacrifier mais qui se sentent trahis ? Ces gens qui sont partis lorsque j'ai osé demandé un peu de soutien ? Ces gens qui s'éloignent sans prêter gare aux sentiments ? Ces gens qui croient que je ne suis là qu'égoïstement ? Ces gens qui me disaient "amie" ?
Il y a encore quelques personnes ce soir, demain, et pour les autres jours, qui seront prêts à m'aimer telle que je suis. J'espère juste que ces précieuses personnes et ces perles en feront partit...
Qu'est-ce que je suis ?
To pad out... To pad out... To pad out... Ne pas exprimer sa pensée de façon concise, l'exprimer trop longuement...
vendredi 25 février 2011
dimanche 20 février 2011
200 !!!!!!! Wouhou !!!
Ça y est, il faut fêter ! J'ai 200 photos de toi sale petite blonde !!! Un jour, j'atteindrai les 300, et je sens que ce sera dans peu de temps... Disons... A ton retour de Chine ! Mouhahahahahaha !!!!
Et sinon, je te canarde à mort !!! Nyark nyark nyark !!!!
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vendredi 18 février 2011
Oh pu.......TAIN !!!
Non mais ça fait des lustres que j'ai pas posté ! Et là faut que je passe le temps, hein ?
J'ai une demoiselle à attendre jusqu'à 4h30 au moins (avant j'espère) alors je m'occupe comme je peux, hein ?
On va remplir ça de conneries encore une fois ^^
J'ai une demoiselle à attendre jusqu'à 4h30 au moins (avant j'espère) alors je m'occupe comme je peux, hein ?
On va remplir ça de conneries encore une fois ^^
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Phrase du trop gentil
Et oui, on rend toujours service et finalement c'est nous qui sommes emmerdés. Mais comme on dit au jeu du Président : "Plus gentil tu seras, plus dans l'cul tu l'auras !"
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